| Né en 1943, Pierre Fresnault-Deruelle fut l’un des premiers chercheurs à soutenir une thèse sur la BD en 1970. Publiée deux ans plus tard (La Bande dessinée, essai d’analyse sémiotique), elle est suivie d’autres livres : Récits et discours par la bande (1977), La Chambre à bulles (1977), portant aussi sur l’image fixe (L’Image manipulée, 1983, L’Image placardée, 1997, Des images lentement stabilisées, 1998, etc.)
Outre la sémiologie qu’il accommode à sa manière, un peu de psychanalyse vient se glisser dans son travail ainsi qu’une once de rhétorique. La bande dessinée ne quitte pas pour autant le champ de ses réflexions, comme en témoigne Hergé ou les secrets de l’image, qui paraît en 1999
Nous devons à cet esprit curieux une grosse vingtaine d’ouvrages, dont une moitié consacrée à la bande dessinée, sans compter des dizaines d’articles. Dans ses derniers ouvrages, Pierre Fresnault-Deruelle revient à ses premières amours, le 9e art franco-belge. On lui doit ainsi Edgar Pierre Jacobs ou l’image inquiétée (2016) ou encore Le Retour de l’Indien (2021). C’est donc un demi-siècle d’études sur la BD que le SoBD célèbrera en la personne de Pierre Fresnault-Deruelle qui fut l’un des rares universitaires à s’attacher à la bande dessinée, bien avant l’effervescence qu’elle suscite depuis une douzaine d’années dans les milieux académiques. |